lundi 17 décembre 2007

Bali terminé...

Les délégations sont parvenues à un compromis a minima pour préparer l’avenir du protocole de Kyoto au-delà de 2012.

Bon bon bon, après 2 nuits blanches, de «bouh ou ou ou» et de «bravo bravo bravo», la communauté internationale a réussi a pondre une feuille de route pour «l'après Kyoto», lorsque 2012 frappera à nos portes. La solution: attendre 2009 à Copenhague pour trouver une suite à Kyoto. Les promesses que les quelque 190 pays feront: «Des actions quantifiables, dont on doit rendre compte et vérifiables». Sur quoi dites-vous? Hé non, ce n'est pas sur la baisse du prix du pétrole, mais sur la lutte contre les méchants changements climatiques. 


Nos voisins du Sud eux (non, pas les Mexicains, mais bien les braves États-Unis) ont réussi à faire changer d'idée ceux qui espéraient une baisse de 25 à 40% des GES dans les pays industrialisés d'ici 2020. Ceci est une déception pour les pays en développement européens. 


De plus, une chicane a éclaté entre les USA et l'Afrique du Sud, supporté par la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ces deux derniers ont clairement affirmé au plus grand pollueur du monde de se pousser de leur chemin s'ils ne voulaient pas prendre le leadership. Les États-Unis ont attendu du soutien d'un autre pays, peu importe lequel, soutien qui n'est jamais venu. Ils ont donc pris le bateau à Bali au lieu de se noyer comme ils l'ont fait avec Kyoto.


D'un autre côté, les petits «pays en voie de développement » sont tous heureux d'avoir enfin obtenu des moyens de lutter contre les changements climatiques. Des moyens tels qu'un fond d'adaptation aux impacts du changement climatique, des accords sur la déforestation et des transferts de technologie.


Bref, la conférence de Bali a passé à deux doigts de l'échec, et les Américains y ont goûté fort. Pour ce qui est de l'image de notre merveilleux Canada, il s'est opposé à presque tous les éléments durant les 13 jours de la conférence de Bali. La feuille d'érable est arrivée à Bali en exigeant des engagements qu'il ne peut justifier de la part des pays en développement. Si le Canada a réussi à créer des liens de plus, c'est avec les États-Unis! 

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